Les Requins et les Raies Grands Gagnants de CITES CoP16 2013

le Cites entend protéger des centaines d’espèces

Les Requins et les Raies Grands Gagnants de CITES CoP16 2013

Par Quentin Mauguit, Futura-Sciences

Les statuts de centaines d’espèces ont fait l’objet de nombreuses attentions durant la 16e conférence des parties des signataires de la Cites. Le commerce de l’ours polaire n’est pas interdit. En revanche, cinq espèces de requins et les raies mantas voient leur protection accrue. Un renforcement de la lutte contre le braconnage des éléphants et des rhinocéros a été défini. Quant au tigre de Tasmanie, il est considéré comme totalement disparu. Le commerce illégal d’animaux ou de plantes sauvages met de nombreuses espèces à mal, les menant parfois sur le chemin de l’extinction.

Pour tenter d’enrayer ce problème, 177 États ont adhéré à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites). Comme tous les trois ans, ils viennent de se réunir à Bangkok (Thaïlande) durant la 16e conférence des parties afin de décider du statut à attribuer à plus de 400 espèces animales et végétales. L’événement s’est conclu hier, le 14 mars. Futura-Sciences en dresse un bilan.

Les parties ont également soumis 70 propositions au vote : 55 d’entre elles ont été acceptées, 9 rejetées et 6 retirées. Il y a donc eu de nombreux gagnants, mais aussi quelques perdants, à l’image des ours polaires (Ursus maritimus). Les États-Unis et la Russie souhaitaient classer cette espèce dans l’annexe I de la Cites, afin d’en interdire totalement le commerce, mais la proposition a été rejetée, car la majorité des deux tiers n’a pas été atteinte. La Colombie souhaitait également protéger ses raies d’eau douce Potamotrygon motoro et Potamotrygon schroederi, une fois de plus sans succès.

Les requins (dont les ailerons sont prisés en Asie) et les raies mantas sont de leur côté les grands gagnants. Cinq nouvelles espèces de squales ont ainsi été inscrites dans l’annexe II de la Cites : le requin longimane (Carcharhinus longimanus), le requin-marteau halicorne (Sphyrna lewini), le grand requin-marteau (Sphyrna mokarran), le requin-marteau lisse (Sphyrna zigaena) et le requin-taupe (Lamna nasus). L’année dernière, toutes espèces confondues, plus de 100 millions de requins ont été pêchés dans le monde.

Pour être autorisé à poursuivre cette pêche, il faudra disposer d’un permis, donc s’engager à suivre certaines règles de sauvegarde. Les raies mantas ont été protégées, car elles grandissent lentement et ne mettent au monde qu’un jeune tous les deux à trois ans. Leurs populations sont donc très sensibles à la surpêche ....

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