Parc National des Calanques: Quel Impact pour les Plongeurs?

Parc National des Calanques: Quel Impact pour les Plongeurs?

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Afin d'informer le public et recueillir ses observations sur le project de création du Parc National des Calanques, une Enquête Publique d'un mois est ouverte du 17 octobre au 17 novembre. Participez au Sondage: Etes-vous favorable à la création du Parc National des Calanques? sur le site Marseille.fr

Project de Parc National: Les Calanques

Le parc national des calanques était au cœur du débat organisé le 27 Octobre à l’occasion du 38e festival de l’image sous-marine, qui se déroule en ce moment au Palais du Pharo, à Marseille. L’occasion de faire le point sur la place des plongeurs dans ce futur espace protégé.

Les plongeurs pourront-ils continuer à buller tranquille dans les eaux marseillaises? Depuis l’annonce de la création du parc, les rumeurs vont bon train et, comme les cabanonniers et les plaisanciers, ils sont nombreux à craindre de se voir interdire l’accès à leurs terrains de jeux favoris.

La rumeur, c’est ce qu’il y a de pire, et malheureusement, elle persistera tant que le parc ne sera pas créé", déplore Benjamin Durand, directeur adjoint du GIP des calanques. "Aujourd’hui, on se focalise encore trop sur les interdictions, alors que l’objectif du projet est d’organiser l’activité pour qu’elle continue, mais avec moins d’impact sur le milieu".

10 SITES INTERDITS SUR PLUS D'UNE CENTAINE

La pratique du jet-ski, les compétitions de chasse sous-marine et de bateaux offshore, ainsi que l’utilisation de haut-parleurs par les bateliers sont pour l’instant les seules activités interdites, sans aucune dérogation possible.

En revanche, on pourra continuer à naviguer, à mouiller et à plonger sur le territoire du parc. Seules quelques espaces, dans le cœur de parc, deviendront des zones de "réserve intégrale", avec une réglementation plus stricte.

"Au total, les restrictions pour les plongeurs ne devraient concerner que dix sites sur la centaine de sites de plongée autour de Marseille", rassure Benjamin Durand. Parmi ces sites, on trouve par exemple une partie de la face sud de Riou et des falaises du Devenson.

Un sacrifice que certains consentent à faire, à l’image de Philippe, du club Estaque Plongée. "Si ce ne sont que dix zones, mais que grâce à ces espaces protégés, on peut continuer à en prendre plein les yeux sur le reste des sites, on a tout intérêt à l’accepter", concède-t-il.

PROMOUVOIR LES BONNES PRATIQUES

"Nous devons de toute façon nous appuyer sur les plongeurs", estime Benjamin Durand. "Nous avons notamment besoin de leurs yeux pour mieux connaître le milieu. Ils peuvent également travailler sur la promotion des bonnes pratiques, en faisant attention à diversifier les sites de plongée par exemple". Reste une question épineuse à laquelle personne n’a encore de réponse: la gestion du mouillage. Selon le GIP, rien n’est encore fixé, mais une concertation sera entamée avec la Fédération, les clubs privés et les amateurs pour régler cette problématique.

L'EXEMPLE DES ILES MEDES, SUR LA COSTA BRAVA

Pour les défenseurs du parc, les avantages seront bien plus nombreux que les inconvénients, pour les plongeurs, mais aussi pour tous les usagers de la mer.

Pour se rendre compte des bénéfices de l’effet réserve, les organisateurs avaient pris le soin d’inviter Josep Capella Hereu, expert en gestion publique du tourisme, venu parler des îles Medes, en Catalogne

"La protection de ces îles a permis d’augmenter la quantité de poissons, ce qui rend les plongées encore plus fabuleuses", s’enthousiasme-t-il. "Plus largement, je suis aussi là pour témoigner que la conservation peut être rentable: on évalue l’impact économique de "l’effet réserve" à dix millions d’euros par an, et en terme d’emploi, cela représenterait 200 postes de travail."

Marseille accueillera le Congrès International des Aires Marines Protégées en 2013

Source : Rédaction wiki2d, Carole Hoareau