Réserves Marines

Les réserves marines - zones protégées - permettent bien une reconstitution progressive des stocks au-delà de leur périmètre, dans les zones de pêche riveraines, révèle une étude australienne publiée vendredi qui confirme une théorie souvent contestée par les pêcheurs professionnels.

Les scientifiques ont utilisé l'ADN pour cartographier la propagation des petites "truites de corail" (Plectropomus leopardus, de la famille des bars et mérous) et "perches à raies bleues" (Lutjanus kasmira) depuis la zone de frai, sur la barrière de l'île Keppel, aire marine protégée (AMP) où la pêche est interdite.

"Nous avons découvert que les réserves marines, qui couvrent environ 28% des 700 hectares de la zone récifale des Keppel, avaient généré la moitié des jeunes poissons, à la fois à l'intérieur et à l'extérieur" de leurs limites géographiques, a indiqué Hugo Harrison, chef de l'équipe du Centre d'excellence pour les études sur le récif coralien du Conseil de la recherche australien (ARC).

"L'étude apporte des preuves formelles que les populations de poissons dans les aires ouvertes à la pêche peuvent être reconstituées grâce aux populations des réserves marines", a-t-il affirmé. L'étude, publiée dans le journal spécialisé "Current Biology", est la première à prouver cette théorie parfois contestée par l'industrie de la pêche, selon le chercheur Garry Russ, co-auteur des travaux.

La Grande barrière de corail australienne est le plus grand récif coralien au monde. Elle s'étend sur 2.300 km et est constituée de 3.000 systèmes récifaux et de centaines d'îles tropicales. Elle abrite au moins 1.500 espèces de poissons et une trentaine de baleines, dauphins et marsouins.

http://www.7sur7.be/7s7/fr/2668/Especes-Menacees/article/detail/1443978/...

 

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